{"id":1500,"date":"2024-05-14T04:20:37","date_gmt":"2024-05-14T04:20:37","guid":{"rendered":"https:\/\/normandie.apbg.org\/?p=1500"},"modified":"2025-11-30T14:48:29","modified_gmt":"2025-11-30T14:48:29","slug":"rencontres-naturalistes-2024-34-et-5-mai-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/?p=1500","title":{"rendered":"2024\/05\/03-05. RENCONTRES NATURALISTES"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le vendredi, plusieurs communications ont eu lieu dans une salle de conf\u00e9rence mise \u00e0 disposition par la mairie de Conches-en-Ouche. Durant ces rencontres, nous avons pris conscience de l&rsquo;importance des documents \u00e9crits (bulletins, \u00e9tiquettes, photos, articles) pour suivre et archiver des donn\u00e9es, m\u00eame en cas de disparition d&rsquo;un \u00e9chantillon. Des discussions techniques ont notamment port\u00e9 sur la meilleure m\u00e9thode d&rsquo;\u00e9criture d&rsquo;un num\u00e9ro de r\u00e9f\u00e9rence sur un \u00e9chantillon, tel que l&rsquo;utilisation de blanco, d&rsquo;encre, de vernis, de sacs zipp\u00e9s anti-acide ou de bo\u00eetes en carton. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 l&rsquo;importance de la communication pour attirer de nouveaux membres et ainsi enrichir et rajeunir la communaut\u00e9 naturaliste.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/normandie.apbg.org\/files\/2024\/05\/image.png\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/normandie.apbg.org\/files\/2024\/05\/image-1024x294.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1501\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enzo Cordelier, Eric Buffetaut, Patrick Fourmont<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C&rsquo;est Patrick Briton (Pierre Conchoise, FFAMP) qui a ouvert la session en nous partageant 40 ann\u00e9es d\u2019histoire des membres de la Pierre Conchoise. Il nous a fait part des d\u00e9couvertes exceptionnelles telles que le biface cordiforme, le poignard du Grand Pressigny, les Th\u00e9ropodes, la faune jurassique de Lisieux, le Pt\u00e9rosaure et le L\u00e9pidote. Il a \u00e9galement soulign\u00e9 l&rsquo;importance des collaborations avec des experts qui ont transmis leurs m\u00e9thodes et leurs exigences scientifiques, permettant ainsi la cr\u00e9ation du mus\u00e9e Tr\u00e9sors G\u00e9ologiques de Normandie. Certains d&rsquo;entre eux \u00e9taient pr\u00e9sents dans la salle, comme M. Buffetaut et M. Tabouelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En d\u00e9taillant l&rsquo;histoire des collections arch\u00e9ologiques et pal\u00e9ontologiques du mus\u00e9e d&rsquo;Elbeuf, J\u00e9r\u00f4me Tabouelle (FFSSN-SESNE-CTHS-RMM) a mis en lumi\u00e8re la conception et la croissance remarquables d&rsquo;un mus\u00e9e qui tire profit de l&rsquo;active Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Histoire Naturelle d&rsquo;Elbeuf et de l&rsquo;h\u00e9ritage des anciennes usines textiles de la r\u00e9gion. Nous avons pu voir comment s\u2019organise l\u2019\u00e9mergence d\u2019un mus\u00e9e et l\u2019importance des diff\u00e9rents corps de m\u00e9tiers qui l\u2019anime.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enzo Cordelier (Universit\u00e9 de Lille-SESNE) nous expose son travail de recherche sur les subfossiles de tortues du genre Cylindraspis de la collection du naturaliste Paul Cari\u00e9. Sa recherche, toujours en cours, inclut des analyses prot\u00e9omiques et histologiques de certains \u00e9chantillons qu\u2019il attendait encore. Il \u00e9voque le site de fouille, la mare aux songes de l\u2019\u00eele Maurice, ainsi que l\u2019impact des colons hollandais et anglais sur la disparition probable des tortues, \u00e0 l&rsquo;instar du Dodo. Enzo Cordelier aborde \u00e9galement ses hypoth\u00e8ses sur l&rsquo;identification des individus retrouv\u00e9s et les origines suppos\u00e9es de leurs morphologies, offrant une synth\u00e8se claire et une approche scientifique rigoureuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Eric Buffetaut, pal\u00e9ontologue et directeur de recherche honoraire au CNRS, sp\u00e9cialiste des archosaures fossiles et principalement des dinosaures et des pt\u00e9rosaures, pr\u00e9sente le destin des restes de vert\u00e9br\u00e9s m\u00e9sozo\u00efques du Mus\u00e9um du Havre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s apr\u00e8s les bombardements de 1944. Des restes d\u2019ichtyosaures, de sauropt\u00e9rygiens et quelques thalattosuchiens dont il faut retrouver l\u2019origine gr\u00e2ce \u00e0 une enqu\u00eate minutieuse de toutes les traces possibles : bulletins, articles\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Marie Bernadette Remaud pr\u00e9sente une s\u00e9rie de photos mettant en avant diff\u00e9rents sp\u00e9cimens de mousses et de lichens crois\u00e9s lors de ses sorties nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Emmanuel Cl\u00e9r\u00e9 de la SASNMR expose l\u2019enrichissement de la connaissance de la bryoflore de Normandie par l\u2019int\u00e9gration de 65 ann\u00e9es d&rsquo;observations b\u00e9n\u00e9voles de Ren\u00e9 Gu\u00e9ry dans la base de donn\u00e9es digitales du conservatoire de botanique. Ces donn\u00e9es sont essentielles pour mieux comprendre cette p\u00e9riode, notamment pour l&rsquo;\u00e9tude de familles peu explor\u00e9es. C\u2019est Benjamin Vincent, service civique, qui a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de cette t\u00e2che. Il a \u00e9pluch\u00e9 les carnets et saisi les observations en ligne. Il a \u00e9galement scann\u00e9 et oc\u00e9ris\u00e9 (pass\u00e9 d\u2019un format image \u00e0 un format texte qui facilite la recherche par mot cl\u00e9) les bulletins du conservatoire de botanique. Emmanuel souligne qu\u2019il existe un nouveau conservatoire de botanique, cons\u00e9quence de la fusion de la haute et de la basse Normandie. Il signale une r\u00e9ussite&nbsp;: le rajeunissement des effectifs. Le site a permis la rencontre de jeunes naturalistes qui ont fait fonctionner leurs r\u00e9seaux pour investir le domaine. Emmanuel nous invite \u00e0 saisir nos observations pour am\u00e9liorer les bases de donn\u00e9es, en pr\u00e9cisant qu\u2019il faut un nom, une date, un lieu et une ou plusieurs photos de fa\u00e7on \u00e0 ce que l\u2019observation soit fiable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Claude Chauvellier nous apprend tout sur \u00ab\u00a0Le p\u00e9nis des col\u00e9opt\u00e8res\u00a0\u00bb. Il nous enseigne comment extraire l&rsquo;organe g\u00e9nital masculin (l&rsquo;\u00e9d\u00e9age) \u00e0 l&rsquo;aide de pinces et de crochets fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de trombones. Il nous montre de nombreux exemplaires, pr\u00e9sentant une grande vari\u00e9t\u00e9 de formes et de tailles. Il nous explique que les \u00e9d\u00e9ages permettent de mieux identifier les esp\u00e8ces. L&rsquo;ovopositeur est \u00e9galement utile, mais moins fr\u00e9quemment utilis\u00e9. Il semble que les parties m\u00e2les \u00e9voluent plus rapidement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Herv\u00e9 Bouyon nous donne envie d\u2019aller en Corse avec ses photos de Faune et flore corses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Michel Joly nous sensibilise \u00e0 la pr\u00e9servation des messicoles, des plantes qui ont suivi les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res venues du croissant fertile et qui habitent nos champs depuis des mill\u00e9naires. Ces plantes, souvent consid\u00e9r\u00e9es comme des \u00ab mauvaises herbes \u00bb par l&rsquo;agriculture moderne, sont pourtant essentielles pour pr\u00e9server la biodiversit\u00e9. Dans la vall\u00e9e de l&rsquo;Eure, on trouve cependant un microclimat et des terrains propices \u00e0 ces plantes, comme des pentes crayeuses et des sols pauvres, o\u00f9 poussent des esp\u00e8ces rares et pr\u00e9cieuses. Michel Joly met en avant l&rsquo;importance de prot\u00e9ger ces esp\u00e8ces et souligne l&rsquo;importance de sensibiliser le public pour les sauvegarder.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Samedi, nous nous rendons au Mus\u00e9e Tr\u00e9sors G\u00e9ologiques de Normandie pour d\u00e9couvrir sa remarquable collection permanente sur la g\u00e9ologie de la r\u00e9gion, ainsi que l&rsquo;exposition temporaire sur les insectes. Cette exposition met en avant de superbes sp\u00e9cimens actuels et fossiles, en lien avec la conf\u00e9rence donn\u00e9e par Patrick Fourmont sur \u00ab\u00a0L&rsquo;av\u00e8nement des insectes\u00a0\u00bb. En tant que Docteur en g\u00e9ologie appliqu\u00e9e, il nous offre un aper\u00e7u complet sur l&rsquo;\u00e9volution des insectes, de leurs origines jusqu&rsquo;\u00e0 leur diversit\u00e9 actuelle et leurs potentiels usages futurs.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/normandie.apbg.org\/files\/2024\/05\/image-1.png\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/normandie.apbg.org\/files\/2024\/05\/image-1-1024x384.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1502\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019apr\u00e8s-midi du samedi et le dimanche, Michel Joly nous fait d\u00e9couvrir la g\u00e9ologie (karst, failles et plissements dans le Lut\u00e9tien, lecture de paysage) et la botanique de Chambray, d\u2019Ezy-sur-Eure et \u00e0 la chauss\u00e9e d\u2019Ivry. Nous d\u00e9couvrons plusieurs esp\u00e8ces rares de la vall\u00e9e de l\u2019Eure (Trinie glauque, Scorzon\u00e8re d\u2019Autriche\u2026), tr\u00e8s isol\u00e9es ici mais plus fr\u00e9quentes sur le pourtour m\u00e9diterran\u00e9en et en altitude. Des esp\u00e8ces qui profitent du microclimat plus sec et des terrains pauvres pour former des populations stables. Nous profitons de l\u2019ensemble des participants qui enrichissent la journ\u00e9e avec des d\u00e9couvertes entomologiques ou botanique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/normandie.apbg.org\/files\/2024\/05\/image-3.png\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/normandie.apbg.org\/files\/2024\/05\/image-3-1024x367.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1504\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">JH<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le vendredi, plusieurs communications ont eu lieu dans une salle de conf\u00e9rence mise \u00e0 disposition par la mairie de Conches-en-Ouche.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1873,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[4,9,10],"tags":[],"class_list":["post-1500","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-congres","category-st","category-sv"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1500","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1500"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1500\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1971,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1500\/revisions\/1971"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1873"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1500"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1500"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/normandie.apbg.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1500"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}